dimanche 19 février 2017

Kiev doit abattre ses cartes !

Porochenko doit maintenant abandonner 
ou dévoiler au monde la laideur de son vrai visage 


Ces derniers jours, 2 événements impulsés par Moscou sont intervenus au sujet du Donbass dans le contexte particulièrement tendu d'un réveil de guerre ouverte provoqué progressivement depuis plusieurs mois par l'armée ukrainienne et qui a explosé il y a deux semaines avec des  nuveaux bombardements importants de Donetsk.

Ces 2 mesures sont :
  • La promesse d'un nouveau cessez le feu ukrainien sur le front dès lundi 20 février
  • La validité des passeports des républiques sur le territoire de la Fédération de Russie
Alors que l'armée ukrainienne a amassé aux portes des Républiques un effectif d'assaut 10 fois supérieur à celui de 2014, que son artillerie a recommencé à pilonner fortement les positions militaires et les quartiers résidentiels des républiques, ces 2 mesures qui interviennent précisément à ce moment de tension extrême et obligent Kiev à jouer carte sur table. 
Porochenko doit maintenant aligner son discours politique sur ses actes militaires (ou l'inverse), en respectant le cessez le feu (ce qui l'obligera à désengager son armée) ou en attaquant le Donbass. D'autre part Moscou au moment où l'armée ukrainienne s’apprête à bondir à nouveau sur la population du Donbass a lancé un avertissement clair à Kiev : "attention, le peuple du Donbass fait partie des peuples russes !"

Il semble donc que ce conflit armé non seulement soit arrivé à un nouvelle étape de son histoire mais surtout à un carrefour où le pouvoir de Kiev, qui l'a initiée en 2014, doit maintenant choisir franchement et rapidement entre le chemin de la paix franche ou celui de la guerre totale...

Ce qui est sûr, c'est que nous allons certainement quitter le marigot putride d'un conflit hémorragique qui oscille depuis 2 ans entre une fausse paix sanglante et une vraie guerre cachée ....


Publié initialement sur Facebook :

Ca me rappelle quelque chose ...


Quand j'ai vu passer l'info j'ai d'abord cru à une publication ancienne proposée par Facebook dans la rubrique "vos souvenirs" datant peut-être en l'occurrence de 2 ans, 1 an, 6 mois ou 1 mois...

Car dans cette guerre du Donbass, les "cessez le feu" ressemble au baisser et lever de rideau de théâtre qui séparent les actes d'une tragédie sanglante dont la scène finale se fait attendre depuis 15000 morts....
Je ne sais même plus si c'est la 8ème, 10ème ou 15ème trêve annoncée dans le Donbass par des ukropithéques qui veulent encore et toujours nous faire prendre des obus pour des colombes...

Car chacun sait que tant que le Donbass sera pour une partie écrasé sous la botte des bataillons néo-nazis et pour l'autre partie assiégé par 100 000 soudards énervés, la paix ne sera q'un mirage faisant danser à l'horizon d'un désert en feu le rêve d'une oasis salvatrice.

Certes le rôle des diplomates est d'y croire comme les enfants qui ont surpris leur père en train de se cacher sous une fausse barbe blanche, mais qui continuent néanmoins de déposer leurs chaussures au pied du sapin de Noël... 

Mais ici sur la ligne de front les enfants au regard triste ne croient plus depuis longtemps ces adultes au ont détruit leurs écoles et leur innocence....
Et dans l'épaulement des tranchées leurs pères ou leurs grands frères écoutent l'horizon attentifs au cliquetis des chars ennemis qui eux ne savent pas mentir....

Source du post : 



Le bouclier russe du Donbass


Souvent les commentaires comme les propagandes divaguent d'un extrême à un autre concernant le soutien de la Russie au peuple du Donbass. 

Entre les délires fantasmés de Kiev qui voit derrière chaque milicien républicain une division blindée russe et les cris d'orfraie des impatients qui accusent Poutine d'abandonner les Républiques de Lugansk et Donetsk, il y a un juste milieu qui chemine sur la crête étroite de la raison et sur laquelle le président Poutine vient encore de progresser en toute intelligence et avec modération.

En effet, en reconnaissant la validité des passeports des Républiques du Donbass sur le territoire de la Fédération de Russie (qui en passant reprend les avantages de circulation transfrontalière du passeport ukrainien) le Kremlin "marque" ainsi le territoire du Donbass comme appartenant à sa zone d'influence directe, et montre une attention protectrice officielle vis à vis de ses habitants et des apatrides qui ont rejoint sa résistance...

Cette disposition administrative, qui existe dans des nombreuses régions frontalières, en plus d'un premier pas légal vers une reconnaissance officielle des Républiques est bien sûr également un avertissement fort lancé au régime de se Kiev qui s'apprête à lancer une grande offensive sur le Donbass.

Sans être pour autant entrées dans sa tanière, les Républiques du Donbass font désormais partie du clan de l'ours !


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Fini de jouer avec le sang du Donbass Porochenko ! 
L'heure des comptes et de la justice est arrivée...
Quand la haine et le vice transpirent sur le visage du scélérat...

*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan




samedi 18 février 2017

La stratégie offensive de Kiev

Un article fait pour Novorossiya Today et qui est une synthèse des dernières observations de l'évolution de la situation militaire du front du Donbass

Source de l'article : Novorossiya Today

La stratégie offensive de Kiev



A l’issue du coup d’état organisé en février 2014 sur le Maïdan par les factions minoritaires pro-européennes, le nouveau pouvoir ethno-centré de Kiev, résolument russophobe et fanatiquement rallié à la stratégie agressive engagée par l’OTAN depuis la fin de l’URSS, a lancé contre le mouvement fédéraliste du Donbass  une “Opération Spéciale Antiterroriste” qui a fait basculer la crise ukrainienne vers une guerre civile à caractère génocidaire.

Cette semaine, Arsen Avakov, le Ministre ukrainien de l’Intérieur, dans un entretien au journal allemand “Die Welt” à force rodomontades russophobes délirantes a relayé la propagande kiévienne, accusant l’armée russe de préparer une offensive imminente contre Kiev dans laquelle pérore t-il:  “des dizaines milliers de soldats russes vont mourir”.

Qu’en est-il exactement ?

Malgré les accords de paix signés à Minsk en février 2015 qui ont certes stabilisé le front mais échouent toujours à engager une vraie désescalade du conflit, le pouvoir de Kiev, au contraire de ses déclarations diplomatiques victimaires accusant sempiternellement Moscou d’attaquer Ukraine, poursuit son agression contre la population du Donbass et prépare, étape par étape, une nouvelle offensive majeure contre les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk.

Pour illustrer cette affirmation il suffit d’observer le déploiement particulier des unités de combat ukrainiennes sur le terrain et dont le dispositif permet sans hésitation de savoir si la stratégie de Kiev est de nature “défensive” comme le prétendent ses acteurs politique ou au contraire reflète une intention “offensive” comme le démontrent les choix des exécutants militaires. Sans entrer dans les considérations complexes de la stratégie nous pouvons cependant différencier aisément en observant les forces en présence une intention offensive d’une intention défensive. En effet si une articulation défensive des forces s’appuie toujours sur une combinaison de place fortes et d’un déploiement militaire échelonné dans la profondeur, une intention offensive va au contraire armer en priorité la première ligne avec des concentrations d’unités d’assaut les plus fortes.

Quand les faits militaires dévoilent les mensonges politiques :

Lorsque, comme le prétendent les autorité ukrainiennes, on attend de subir une offensive majeure et sans connaitre précisément son axe majeur, les forces de défense vont toujours être organisées dans la profondeur avec une première ligne qui encaisse et confirme le choc, une deuxième ligne qui le freine et même le canalise via un maillage de place fortes et autres “hérissons” défensifs, vers des réceptacles reconnus où une 3ème ligne va organiser une contre offensive avec des moyens puissants (artillerie et blindés).

Or, qu’observons nous sur le terrain du Donbass :


1 / Un dispositif offensif 


Récemment, une cartographie du déploiement militaire de Kiev dans le Donbass, réalisée à partir d’informations ukrainiennes, nous montre une armée forte d’environ 90 000 hommes (sur les 250 000 officiels du pays) articulée autour de 3 corps d’armée autonomes de même importance (17-18000 hommes) auxquels il faut rajouter un corps de réserve à l’effectif identique. Au total près de 500 chars de combat, 2000 véhicules blindés d’infanterie appuyés par un parc d’artillerie d’environ 1500 bouches à feu, soit un rapport de force numérique de 3.5 contre 1 environ en faveur de Kiev, mais que les Républiques compensent grâce à leur position défensive et leur moral élevé.

Lorsqu’on observe l’articulation de ces forces de l’ “ATO” sur les 350 kilomètres de ligne de front du Donbass, nous sommes bien en présence d’un déploiement typique organisé pour une offensive, où la majorité des unités d’assaut (ici des brigades d’infanterie aux dotations “interarmes”) sont massées sur la première ligne de front, avec en retrait 1 seule brigade d’infanterie de réserve et 1 brigade d’artillerie de renfort (dont certaines unités sont déjà dispersées comme soutien en première ligne). Concernant les 2 brigades blindées (la 1ère et la 17ème) qui sont en retrait, leur positionnement “neutre” aux charnières Nord et Sud du secteur de “Donetsk” permet leur engagement rapide n’importe où sur le front, sans dévoiler prématurément l’axe principal de l’offensive.

Il n’y a donc pas, dans le déploiement ukrainien sur le terrain, d’articulation prévue pour absorber dans la profondeur une “offensive russe” sans cesse annoncée (et forcément massive et brutale) et de contre attaquer avec des forces blindées majeures disposées dans le fond de tiroirs défensifs balisés par les places fortes d’appuis.


2 / Une préparation offensive



L’homo sapiens a élevé les conflits militaires contre ses semblables au rang des caractéristiques principales de son espèce, jusqu’à même développer un “art de la guerre” dans lequel ses théoriciens militaires exposent les principes immuables du combat, que l’armement utilisé soit un casse tête ou un missile nucléaire.

Ainsi la trilogie tactique “Fixer – déborder – attaquer” qui est appliquée du combat sportif entre deux boxeurs jusqu’aux grands mouvements stratégiques des guerres mondiales, est une constante que nous pouvons également observer dans cette guerre du Donbass.


Acte 1 : Fixer par des “sauts de crapauds” 

En décembre 2016, Oleksandr Turtchinov, le Secrétaire général du Conseil national de Sécurité et de défense de l’Ukraine avait annoncé que “mètre par mètre Kiev va reconquérir le Donbass”. De fait une série de “pressions offensives” mais limitées dans le temps et la profondeur est réalisée par l’armée ukrainienne depuis mars 2016 (Yasinovataya) , et de façon exponentielle depuis les 3 derniers mois tout au long de la ligne de front et principalement dans les secteurs de Yasinovataya (Nord de Donetsk), de Kominternovo (Est de Mariupol) et de Debalsevo (Est de Gorlovka) où des assauts blindés ont même complété l’intensification des bombardements.

La conséquence principale de ces “pressions offensives” est d’avancer la première ligne ukrainienne au plus près des lignes de défense républicaines, notamment par la capture militaire de la “zone grise”, cet espace neutre situé entre les 2 lignes du front et sensé rester démilitarisé sur une largeur minimale de 1500 mètres telle que définie par les accords de Minsk.

On a vu donc apparaître suite à ce que l’état major ukrainien appelle lui-même des “sauts de crapauds” plusieurs “zones de contacts” dangereuses où les bombardements et combats sont devenus depuis quotidiens.

Cette tactique ukrainienne, qui est effectuée au prix de lourdes pertes pour ne “gratter ” que quelques centaines de mètres de terrain, ne peut être justifiée que dans la cadre d’une préparation à une offensive plus importante, car limité l’espace entre les lignes, même si cela rend plus difficile la réalisation ultérieure d’un appui d’artillerie sécurisé, c’est avant tout réduire le temps de réaction des défenseurs qui , risquant de voir surgir brutalement des assaillants sur leurs positions, sont obligés soit de reculer soit de renforcer considérablement leurs effectifs.

Sur le plan militaire ces assauts ukrainiens poussent le front mais sans vraiment le percer, pour ne pas risquer des “mini chaudrons”, coûteux en hommes, matériel et moral, à l’issue desquels les positions initiales restent inchangées (comme le 29 juin 2016 où après une percée de 4 km en direction de Debalsevo, les unités ukrainiennes ont été obligées de se replier après de lourdes pertes). Lorsque les républicains ne disposent pas de profondeur stratégique leur permettant de redessiner le front à leur avantage (ce qui est le cas sur toutes les zones de contact créées par Kiev), ils sont alors obligés de le renforcer en puisant dans leurs forces en réserve, et c’est certainement le but de ces attaques répétées.

Sur le plan politico médiatique (sachant que la doxa occidentale leur est totalement acquise) les ukrainiens, en provoquant une riposte légitime républicaine sur une ligne de front qui globalement ne change pas, peuvent par une inversion accusatoire grossière manipuler l’opinion et faire croire, malgré les faits tactiques et les observations de l’OSCE, que ce sont les républicains qui ont pris l’initiative de l’attaque. L’exemple le plus flagrant et récent sont les attaques ukrainiennes menées entre le 29 janvier et le 3 février derniers de Avddevka vers Yasinovataya où, malgré des assauts flagrants et des bombardements étendus jusqu’au coeur de Donetsk, les projecteurs médiatiques sont restés exclusivement focalisés sur les dommages subis du côté ukrainien de la ligne de front.


3 / Pour quelle offensive ?

Acte 2 : Déborder les bastions républicains

Une fois que les républicains auront jeté le maximum de forces pour renforcer les “portes” sur lesquelles Kiev exerce en toute impunité des pressions offensives croissantes, on peut envisager que l’armée ukrainienne cherche à passer par une “fenêtre” (ou plusieurs fenêtres) pour obtenir une victoire militaire politiquement exploitable. Cette offensive cherchera à affaiblir suffisamment les Républiques pour trouver une position de force dans des négociations diplomatiques, et/ou elle provoquera la déflagration internationale espérée par les mondialistes par une intervention militaire réelle de Moscou qui de son côté ne peut, ni politiquement ni militairement, laisser détruire les Républiques du Donbass.

Une telle offensive majeure est aujourd’hui possible et même probable au vu des récentes concentrations blindées et logistiques réalisées depuis le début de l’année par Kiev, et qui ne peuvent être entretenues indéfiniment sans provoquer une aggravation de la désagrégation militaire, économique, morale et politique du régime.

Quel pourrait être l’axe principal d’une telle offensive majeure qui s’identifierait à coup sûr par le retour d’un appui aérien disparu depuis 2 ans et l’emploi massif de chars de combats pour le moment laissés de côté dans les récents assauts. Aujourd’hu il est encore difficile de le pronostiquer car Kiev cache ses intentions dans un ordre de bataille régulier et quasi symétrique pour les trois secteurs existants (Mariupol, Donetsk et Lugansk) : 5 brigades d’infanterie 4+1 ou 3+2), avec 1 brigade d’artillerie et 1 brigade blindée en réserve par secteur.

Personnellement,  j’ai du mal à imaginer une tentative d’assaut direct sur une zone urbaine dense et fortement défendue comme Donetsk, Lugansk ou Gorlovka, car ce type d’offensive urbaine, militairement demande un rapport de force supérieur à celui dont dispose Kiev (entre 5 et 7 contre 1 avec une couverture aérienne importante) et reste médiatiquement très difficile à manipuler à cause des pertes et dommages collatéraux très importants provoqués (voir l’exemple d’Alep ou la propagande n’a pas résisté à la réalité).

En revanche, on peut imaginer une offensive potentielle, soit dans un secteur jusqu’ici relativement calme comme celui de Telmanovo (entre Mariupol et Donetsk) ou alors dans un secteur stratégique vital et qui représente un objectif militaire et politique exploitable comme Dokuchaievsk ou Debalsevo qui sont des territoires aux enjeux logistiques importants et en plus contestés par Kiev à la table de Minsk.


Acte 3 : Attaquer des objectifs logistiques et politiques

Les précédentes percées réalisées par l’armée ukrainienne s’étaient soldées par des “chaudrons” où leurs unités d’assaut isolées et fragilisées par une logistique étirée avaient fondues dans les “chaudrons” de la frontière Sud, d’Iliovaisk ou de Debalsevo pour ne rappeler ici que les plus importants.

La prochaine offensive de Kiev cherchera donc certainement à éviter de nouveaux chaudrons, en évitant d’étirer son dispositif trop rapidement dans la profondeur et en maintenant ailleurs des pressions croissantes pour continuer d’y fixer les forces républicaines, le temps d’organiser un cordon logistique large et fortement protégé sur les flancs de la percée.

Différents objectifs peuvent être imaginés : des villes moyennes comme Stakhanov, Dokuchaievsk, Telmanovo, des carrefours stratégiques comme Debalsevo ou Yasinovataya, des positions symboliques comme l’aéroport ou Spartak etc…


Ce qui est sûr, c’est que le véritable objectif de cette offensive potentielle et probable pilotée par les mondialistes, et qui sera certainement l’acte final du suicide ukrainien entamé sur le Maïdan, sera plus de provoquer une déstabilisation grave internationale que de réaliser une reconquête territoriale que l’Ukraine ne serait de toute manière pas en mesure de gérer, économiquement et politiquement.

Pour provoquer Moscou et s’accorder un sursis, le Nouvel Ordre Mondial agonisant peut donc être tenter d’utiliser très prochainement l’Ukraine avant qu’elle ne disparaisse, comme d’un bélier sacrifiable sur l’autel de ses intérêts et contre les murailles de l’empire russe.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan



Entretien avec Alexandre Artamanov

Regard personnel depuis la fenêtre du Donbass




Exercice tours difficile à réaliser pour moi, une interview personnelle sous l'oeil d'une caméra, ici pour pour le média Pravda.Ru, le 16 février 2017, avec Aleksandr Artamanov que je remercie de m'avoir ouvert cette fenêtre d'information importante.


En Ukraine, l'Empire du Mal attaque. Un officier français témoigne.

Défense 

"Le Donbass s'apprête à faire face à de nouvelles attaques de la part de l'Empire du méchant Kiev. Et ce n'est pas des élucubrations: il suffit de visiter la galerie sur notre site pour voir les photos poignantes des maisons en flammes et des soldats dans les tranchées avec les autochtones se terrant dans les caves.

Tout ça est le lot au quotidien d'Erwan Castel, un militaire français, qui a fait toute cette sale guerre à commencer par l'époque Maïdan. Et ce n'est pas de la rigolade,  car les nazis ukrainiens à la croix gammée du bataillon "Aïdar" veulent intégrer l'Europe. Et demain vous risquez de les croiser sur les Champs, alors...

Erwan Castel raconte la guerre en professionnel, sans épanchements inutiles et avec des paroles bien laconiques et précises d'un homme des lettres (il a été universitaire avant de s'enrôler). L'Ukraine, il connaît et il ne fait pas de quartier à l'égard d'un Donald Trump qui, aux yeux d'Erwan,  incarne bien une Amérique impérialiste et hostile à l'Europe."

Source de l'article :

- Vidéo You Tube, le lien : ICI
- Pravda.ru, le lien : ICI 

_____________________________


Je profite de ce sujet un peu plus personnel pour redonner ici les liens de mes fenêtres d'information virtuelles et j'invite les personnes intéressés à s'abonner au blog car les réseaux sociaux, Facebook notamment, sont très souvent fragilisés par la censure et les piratages.divers.



*
*   *

S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 

Bien à vous 

Erwan







Il y a média et "merdia" !

Le courant change t-il dans le mainstream médiatique ?

Plusieurs fois ici nous avons évoqué la propagande mensongère d'un mainstream médiatique occidental au service d'une dictature de la pensée unique russophobe et universaliste.

Cette semaine encore au sujet de la guerre qui ravage le Donbass, la "merdia" Euronews, aux ordres de la ploutocratie mondialiste nous a servi 2 nouvelles "perles" d'une malhonnêteté intellectuelle, qui relève d'une mentalité collabo et criminelle de la pire espèce :

Concernant les bombardements et combats qui ont réveillé brutalement le front Nord de Donetsk entre le 29 janvier et le 4 février, ce merdia serve illustre un torchon sur les bombardements séparatistes de la ville d'Avdeevka avec une phot du pilonnage du rond point Motel, au coeur de Donetsk !

Une semaine plus tard, ces journalopes à la solde de leurs sponsors ploutocrates annoncent toute honte bue "2000 sympathisants" aux obsèques de Givi alors que  sur n'importe quelle photo partielle de la foule on peut en compter 10 fois plus ! (voir l'article ici)


Mais parfois au milieu de ce mainstream médiatique sorti des égouts d'une pensée unique amorale, on trouve encore des journalistes qui, sans être engagés comme nous participe par une neutralité et une rigueur professionnelle à libérer la Vérité en offrant à leur public la liberté de se faire lui même son opinion...

Marianne Skorpis
C'est le cas de Marianne Skorpis, une jeune journaliste du site de la chaîne Arte qui nous a contacté la semaine dernière pour recueillir notre témoignage et analyse concernant la récente escalade de violence qui a enflammé le front dans le secteur de Donetsk.

Dans une interview parallèle de 2 acteurs engagés de chaque côte du front, cette journaliste a donné la parole et sans la déformer à Vladislav Berdichevski, député de la République de Donetsk qui a pu exposer la position officielle des autorités républicaines, son analyse personnelle et un état d'esprit qui à lui seul montre la tenue et la retenue du discours des "séparatistes" représentants la population du Donbass.

Si la politique éditoriale de ce média mainstream est critiquable (comme toutes les autres), et même certainement certaines productions de l'équipe rédactionnelle de cet article, il faut cependant savoir reconnaître un travail bien fait et même original qui préserve d'une part la liberté d'expression des personnes interrogées et le sens critique des lecteurs de l'article.

Je remercie donc Marianne Skorpis pour la rigueur de son travail qui n'a pas trahi la confiance accordée. 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source de l'article : Info Arte

Ukraine : pas d'accalmie en vue sur le front du Donbass

Près de deux ans après la signature de l’accord de paix de Minsk 2, une trêve semble encore bien loin dans l’est de l’Ukraine. Le 29 janvier, de violents affrontements ont repris autour d’Avdiïvka, dans le Donbass, faisant une trentaine de morts, civils et militaires, en une semaine. Cette nouvelle vague de violences est la plus grave violation de la trêve "illimitée" conclue fin décembre 2016 entre les forces de Kiev et les rebelles prorusses des républiques autoproclamées du Donbass et les deux camps s’en attribuent la responsabilité. La région est désormais sous la menace d'une crise humanitaire, avec des températures glaciales et des coupures d'eau et d'électricité. Selon des observateurs, les premiers habitants commencent à quitter Avdiïvka. Près de dix mille personnes ont été tuées depuis le déclenchement, en avril 2014, de cette guerre qui met en jeu une Ukraine divisée entre ses ambitions européennes et sa proximité avec la Russie.

Comment expliquer cette impasse ? Pour permettre une bonne compréhension des points de vue respectifs du pouvoir de Kiev et des Ukrainiens séparatistes, ARTE Info a choisi de donner la parole à un responsable politique de chaque camp : Vladislav Berdichevski dit "Breeg", député de la République populaire de Donetsk et Dmytro Kuleba, ambassadeur et représentant permanent de l’Ukraine auprès du Conseil de l’Europe. Nous les avons contactés séparément, leur avons posé les mêmes questions et avons retranscrit leur témoignage côte à côte.


ARTE Info : Deux ans après l’accord de Minsk 2, pourquoi cette escalade de la violence dans le Donbass ?

Dmytro Kuleba : Malheureusement, il y a eu ces deux dernières années en permanence des affrontements entre les forces armées ukrainiennes et les terroristes de Donetsk et Lougansk soutenus par la Russie. Mais en vérité, nous n’avons pas jamais eu des affrontements de cette portée au cours de ces deux années.
Nous ne pouvons qu’imaginer pourquoi la Russie a provoqué cette escalade. Il se peut que Moscou ait tout simplement voulu tester la réaction de la communauté internationale et en particulier du nouveau régime américain : avec quelle intensité réagirait-elle ? L’Occident soutient-il toujours autant l’Ukraine qu’au cours des deux dernières années ?
Il se peut que Moscou ait tout simplement voulu tester la réaction [...] du nouveau régime américain

Vladislav Berdichevski : Les combats n’ont jamais cessé. Il y a eu une sorte de trêve qui a été signée pour les fêtes de fin d’année, mais ça a duré quelques heures et puis les bombardements des quartiers résidentiels ont repris aussitôt après. Il y a tout le temps de tirs de provocation de l’armée ukrainienne, qui tire sur la périphérie de nos villes, des villages, de toutes sortes d’agglomérations. Tout cela est noté dans les rapports de l’OSCE. Avec l’OSCE, nous avons aussi pu relever que tout ce qui avait été prévu et fixé par les accords de Minsk concernant la sécurité, c’est-à-dire le matériel lourd, n’a pas été respecté.
Au niveau international, l’Ukraine se positionne en victime de l’agression qu’elle subit de la part de la Russie, alors qu’aucun des six cents observateurs de l’OSCE qui sont présents sur place n’a jamais relevé la présence de l’armée russe régulière dans le Donbass. L’Ukraine organise ses provocations régulièrement, en fonction des déplacements des chefs de l’Etat en Europe ou à l’étranger.


La nouvelle administration américaine peut-elle changer la donne en Ukraine ?

Dmytro Kuleba : Pour l’instant, je ne vois aucune donnée stratégique précise pour conclure à une inflexion dans la politique étrangère américaine. A ma connaissance, le président Trump serait en train d’examiner les possibles changements dans la relation avec la Russie. Mais la situation globale est trop complexe. Ce ne serait pas si facile à mettre en œuvre, avant tout parce que l'Ukraine jouit encore du soutien du Congrès américain.
Mais le risque est là, d’autant plus que depuis le début des agressions russes, le principe même des sanctions étaient leur caractère transatlantique. Je pense qu’une levée complète des sanctions est un scénario irréaliste.
Pour être tout à fait honnête, je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis adouciraient leurs sanctions contre la Russie. L’ambassadrice américaine auprès des Nations-Unies a récemment condamné l’annexion de la Crimée. C’était un signal clair qu’un crime russe ne sera pas oublié et que plus que jamais, les Etats-Unis, comme l’Europe, sont du côté de l’Ukraine.

Vladislav Berdichevski​ : Nous espérons que Monsieur Trump sera quelqu’un de plus pragmatique que son prédécesseur. En tant qu’homme d’affaires qui sait compter son argent, il va vite se rendre compte qu’investir dans l’Etat ukrainien, c’est investir dans un Etat nazi.
Le gouvernement actuel ukrainien n’a pas l’intention de mettre en place de réformes. Tout ce qu’il veut, c’est recevoir de l’argent de l’étranger et puis voler cet argent du budget. L’année dernière, on a obligé les politiciens ukrainiens à remplir leur déclaration d’impôts sous forme électronique et on s’est rendu compte qu’en trois ans, ils se sont enrichis plus que l’ancien président Ianoukovitch aurait pu le faire en dix ans au pouvoir.
Au bout de vingt-cinq ans d’existence d’un Etat ukrainien indépendant, le Donbass s’est rendu compte qu’il est impossible de vivre dans cet Etat. J’attends que Trump soit quelqu’un qui soit plus capable de trouver un accord avec la Russie et qu’il comprendra que l’Ukraine fait partie d’une zone d’intérêts nationaux russes.

© Loïc Bertrand

Pourquoi est-ce que l’accord de Minsk 2 n’est pas appliqué ?
Que contient l'accord de Minsk 2 ?
  • L’accord de Minsk 2, supervisé par l’Allemagne, la France et la Russie, avait pour but de mettre fin au conflit en Ukraine. Il comprend treize points. Sur le plan militaire, il prévoyait un cessez-le-feu dans les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, le retrait des "armes lourdes" et de "tous les groupes armés étrangers", ainsi que la mise en place d’une "zone tampon" démilitarisée. Côté politique, il recommande la tenue d’élections locales dans les régions de Donetsk et de Lougansk, pour définir leur statut, ainsi qu'une réforme de la Constitution ukrainienne, avec pour but la "décentralisation" de ces deux régions. Ce dernier point est particulièrement problématique pour le pouvoir de Kiev : le don d'un statut spécial aux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk et leur réintégration en Ukraine leur donnerait une voix sur la scène nationale et éventuellement au Parlement. Le gouvernement craint que ce ne soit une manière, pour la Russie, d'accroître son influence en Ukraine. L'accord de Minsk 2 n’aborde pas la question de la Crimée et prévoit que l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) supervise le cessez-le-feu.

Dmytro Kuleba : Les avancées sont freinées par les accords de Minsk. Alors que les Ukrainiens sont prêts à respecter les points de l’accord, ce n’est pas le cas de la Russie. Et le premier point de Minsk 2, c’est un cessez-le-feu complet. Comment pourrions-nous parler des autres points, alors que des villes comme Avdviïvka sont bombardées ?
En seulement une semaine, plus de 1000 missiles ont été lancés par les séparatistes sur cette ville paisible. La question qui se pose naturellement est de savoir d’où viennent ces munitions. La réponse est évidente : de Russie. Alors comment pourrions-nous discuter d’avancées pour la paix ?

Vladislav Berdichevski​ : Si les accords de Minsk sont respectés, l’Ukraine va devenir une confédération, ce qui n’arrange pas les nationalistes ukrainiens qui sont au pouvoir actuellement. L’Ukraine ne veut pas prendre cette décision, parce que le Donbass refuse de vivre dans un Etat ukrainien tel qu’il est aujourd’hui.
Depuis la révolution de Maïdan, les droits des citoyens du Donbass ont été violés, la Constitution a été piétinée, le choix du peuple du Donbass a été minoré. C’est pour cela que nous avons fait jouer notre droit à l’autodétermination, au même titre que les gens l’ont fait au Kosovo. Du temps de l’empire du tsar à l’Union soviétique, le Donbass était une région russe. 99% de la population parlait le russe.
Depuis que l’Ukraine a déclaré son indépendance, nous avons essayé de vivre en bon voisinage, jusqu’au moment où nos droits humains ont été piétinés. Les élections locales prévues par l’accord de Minsk 2 en sont au stade zéro, parce que l’Ukraine ne veut pas se mettre d’accord sur la tenue d’élections. Si l’Ukraine le fait, cela voudra dire qu’elle légalise les autorités locales.


Pourquoi est-ce que la paix a été impossible jusqu'ici et comment voyez-vous l'avenir ?

Dmytro Kuleba : Cette question est un casse-tête pour les diplomates. Mais je pense que nous devons motiver la Russie à remplir les conditions des accords. Une alternative aux accords de Minsk serait beaucoup plus dangereuse que le statu quo, car ils nous donnent au moins un cadre clair de négociations.

Vladislav Berdichevski​ : Soit les accords de Minsk sont appliqués, soit on trouve une autre forme qui convienne au Donbass. Après qu’il y ait eu des morts, nous n’imaginons pas faire partie de l’Etat ukrainien. Compte tenu du fait que l’Ukraine ne respecte pas les accords de Minsk, je pense qu’un autre format devra être trouvé. Je pense que le Donbass doit être libre et indépendant et notre objectif sera d’adhérer à l’Union eurasiatique économique et politique. Nous ne pouvons plus vivre avec l’Ukraine, un Etat qui nous tue et qui tue notre peuple.

9 février 2017 | @Marianne Skorpis, Jonas Dunkel, Elise Koutnouyan, Loïc Bertrand

Le ras le bol d'une population

Un rassemblement pour dénoncer les crimes de Kiev


Aujourd'hui, 18 février 2017, alors que les ukrainiens ont ouvert la journée en bombardant Yasiniovataya et le Nord de Donetsk, près de 20 000 personnes se sont rassemblées dans le centre ville de la capitale de la République pour protester contre le non respect par Kiev des accords de paix signés il y a 2 ans à Minsk au moment d'une réunion de son groupe de travail.

La veille les présidents des 2 républiques s'étaient réunis à Lugansk pour une déclaration commune qui marque leur attachement indéfectible aux territoires des anciens oblasts occupés par l'armée ukrainienne et qu'ils se promettent de libérer politiquement ou militairement et vers lesquels les Républiques vont diriger en attendant de l'aide humanitaire.

En milieu de matinée j'apprenais que les tirs entendus ce matin dans le secteur de Volvo Center correspondaient à une tentative ukrainienne de percer la ligne de front au Sud du village de Peski (Ouest de l'aéroport). 

Kiev la scélérate continue donc à faire le pire contraire de ses engagements pris à Minsk et que viennent à peine de renouveler ses représentants lors de la dernière réunion de "Minsk 2".

Le ras le bol d'une population qui vit sous les bombardements depuis bientôt 3 ans

Publié initialement sur Facebook :

Un 18 février dans le Donbass...

Encore un footing matinal fait dans les rues tristes d'Oktyabrsky au rythme des crépitements des mitrailleuses et des détonations de mortiers qui semblent glisser sur la neige et rebondir sur les étangs gelés du Nord de Donetsk...

Depuis 06h15 les artilleurs ukrainiens commentent le dernier sketch de la comédie jouée à Minsk depuis 2 ans et qui ici, ne fait plus sourire personne. ...

Minsk 2, "accords des paix" avez-vous dit ?

Les gens qui sont sur la ligne de front ne se font plus d'illusion lorsqu'on prononce ce nom qui pourtant est celui d'une ville sœur du Belarus, car depuis que ce "quartet Normandie" essaye de nous faire prendre des obus pour des colombes, ce toponyme symbolise l'échec de l'intelligence, de l'espérance et illustre le cynisme hypocrite des occidentaux dont les bouffons ukrainiens viennent à nouveau de promettre "le retrait des armes lourdes" de la ligne de front.

A "Volvo Center", la neige brille des nouveaux débris de vitres qui ont explosé dans les cris d'enfants terrorisés que des bras maternels essayent en tremblant de protéger l'innocence...
Minsk 2, "accords des paix" avez-vous dit ?

Seuls nos armes républicaines, aux canons justiciers blanchis par la chaleur des tirs pourront détruire cette terreur qui écrase de ses bottes le Donbass occupé et de ses obus les Républiques libres de Donetsk et Lugansk...

Une neige fine envahi le ciel laiteux restaurant un moment les plaques de neige salies par les hommes, tandis que de nouveaux tirs de mortiers invitent leurs détonations dans l'ambiance musicale d'un café déserté devant lequel un chien attend patiemment sa pitance...

Ici les bruits de la guerre sont tellement devenus habituels que c'est le silence qui retient l'attention et presque ... inquiète les âmes !

Minsk 2, "accords des paix" avez-vous dit ?

Les journaleux qui se pavanent et se masturbent dans les alcôves protégées des chenils médiatiques du pouvoir, à Paris, Bruxelles et même à Donetsk devraient enlever leurs œillères propagandistes et venir écouter vraiment (au lieu d'utiliser leurs souffrances) les vrais gens du peuple, ceux dont la sueur permet à leurs culs de se chauffer sur les radiateurs pendant qu'ils lustrent leurs médailles sous leurs selfies encadrés....

accords de paix...
encore...

... "encore des pets"
oui !
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


vendredi 17 février 2017

"Minsk 2" : un danger pour Kiev !

Point de vue...

Pourquoi Kiev n’a pas intérêt à régler la crise du Donbass ? 
Suite de l’article « Agonie des accords de Minsk II, à qui la faute ? »


par Laurent Courtois (son site) 

Jeudi 16 février 2017

L'article précédent (version russe) traitait des raisons locales qui en échappant aux contrôles des États garants des accords de Minsk (Russie, Allemagne, France) rendaient leur application impossible. Ce deuxième article traitera des raisons économiques et politiques qui poussent l'Ukraine à maintenir le climat de guerre civile.

Depuis son indépendance l'Ukraine peine à avoir une économie saine. Elle est depuis 25 ans un véritable « trou noir » qui engloutit des milliards de dollars de subventions, sans aucun progrès structurel flagrant. En 2014, un nouveau plan du FMI beaucoup plus drastique que les précédents est mis en place. Depuis le pays a le plus grand mal à remplir les objectifs permettant le versement des échéances suivantes. Ces dernières ont été suspendues de juillet 2015 à septembre 2016.


Dans de telles conditions, la sécession actuelle du Donbass, est-elle économiquement un bien ou un mal ?


Le Donbass est souvent présenté comme étant la région la plus riche de l'Ukraine, mais cette affirmation est loin d'être vraie, car elle ne repose que sur le PIB. Donetsk est en effet le 2éme PIB régional et Lougansk le 6éme. Mais si on regarde le PIB par habitant, Donetsk n'est plus que le 3éme et Lougansk le 9éme. Cette différence de classement s'explique par une valeur ajoutée plus faible par habitant. Ceci est dû à une économie régionale reposant essentiellement sur celle du charbon. En effet, le Donbass abrite 85% des réserves ukrainiennes de charbon et en 2013, il produisait la moitié de la production nationale. Le cours de cette énergie fossile évolue parallèlement à celui du pétrole, comme ce dernier il a atteint des sommets en 2008 (170$/tonne) pour ensuite perdre les 2/3 de sa valeur (actuellement 52,5$/tonne sur le marché local). Ce qui a entraîné une baisse de 7% du PIB de ces deux oblasts entre 2008 et 2012.

Le charbon est divisé en trois catégories commerciales : le charbon à vapeur, le charbon à coke et l'anthracite. Le charbon à vapeur représente les 2/3 de la production du Donbass et plus des 3/4 de celle de l'Ukraine occidentale. Le charbon à coke, c'est à dire une houille à faible teneur en soufre et l'anthracite à forte valeur calorifique. Leur prix varie respectivement de 1 à 3. Le charbon extrait du bassin Houiller du Donbass a une forte teneur en soufre donc une faible valeur ajoutée. Sur les 157 mines de cette région, seulement 37 sont rentables. En 2012, le prix moyen de l'extraction d'une tonne était estimé entre 100 et 125$ pour un cours moyen de 55$ pour le charbon vapeur à 191$ pour celui à Coke. Les mines du secteur public n'ont pas été modernisées depuis la chute de l'URSS. Elles présentent par rapport aux entreprises privées un coût de production double et un rendement deux fois plus faible.

En 2013, les 212.000 emplois du secteur, dont 112.500 dans le Donbass, n'étaient maintenus que par des aides massives de l’État. Pour le dernier trimestre 2015, l'exploitation de charbon n'a été « rentable » que par le versement d'une aide de 32 millions de dollars, soit un taux de subventionnement de 40%. Selon un rapport du FMI la production d'une tonne de charbon coûtait en moyenne en 2014, 68 $ de subvention et 51$ en 2015. Le montant prévisionnel des aides s'élevait en 2014 à 1,02 milliards de dollars, mais du fait de la guerre et de la sécession du Donbass seulement 784 millions ont été dépensés.

Le FMI préconisait en mars 2015, une baisse des subventions de 456 millions de dollars et le licenciement de 3 % des mineurs. Sur ces 456 millions d'économies demandées par le FMI en 2015, la sécession du Donbass en représentait à elle seule plus de la moitié (52%). Malgré cela, l’État Ukrainien a de grandes difficultés à payer les salaires des 50.000 mineurs des entreprises publiques. Sur les 33 mines appartenant à l’État 14 doivent être privatisées et 11 liquidées. Ceci s'est traduit en 2016 par une forte baisse (-14,2%) de la part de ces sociétés dans la production nationale.

Dans ce contexte de rigueur imposée par le FMI, quel serait le poids du retour du Donbass en Ukraine ? Il serait économiquement catastrophique, car les 3/4 des mines ne sont pas rentables. Comme il a été dit plus haut, la production d'une tonne de charbon coûte en Ukraine occidentale entre 46$ et 276$ de subvention par tonne. Relancer la production dans l'est du pays serait donc un gouffre budgétaire. De plus, les deux années de guerre n'ont fait qu’aggraver la situation.

Si l'Ukraine veut continuer à respecter les prescriptions du FMI, elle n'a donc pas intérêt à réintégrer le Donbass.

Mais ce qui est vrai pour le charbon est vrai pour l'ensemble de l’économie de l'est du pays. Au prix de la relance économique, doit s'ajouter le prix des reconstructions des infrastructures détruites par le conflit et le coût social de presque trois années de guerre civile.

L'Ukraine peut-elle financer cela dans le cadre économique ultra restrictif du FMI ? La réponse est non.


Du point de vue économique, Kiev n'a donc pas intérêt à laisser appliquer les accords de Minsk qui l'obligerait à financer la relance économique et la reconstruction du Donbass.

La crise, puis la guerre ont eu un fort impact électoral. Tout d'abord, suite à la sécession de la Crimée, le nombre d’électeurs est tombé de 36 à 34,2 millions. L’électorat pro-russe de la péninsule (1,5 million de voix) représentait 4,2 % de l'électorat ukrainien.

Lors des présidentielles de 2014, l'élection de P. Porochenko au premier tour avec seulement 9,9 millions de voix n'a été rendue possible que par la perte de cet électorat et une forte abstention dans l'est du pays. Pour l'Oblast de Donetsk, elle a été de 85% soit 2,5 millions d'électeurs « pro-russes », c'est à dire 7% de l'électorat du pays.

Il est aussi à noter que le nombre d'électeurs inscrits était de 30 millions et non 34 comme attendu... Où étaient passés à l'époque les 4 millions manquant et aujourd'hui réapparus ? Si on considère les chiffres officiels prenant toujours en compte la Crimée, l'abstention à l'élection présidentielle serait alors supérieure à 50 %.

Pour les élections législatives, le même phénomène explique la victoire des pro-européens (77,66 % des voix). Pour cette dernière dans les oblasts de Donetsk et Lougansk 4,6 des 5 millions d'électeurs n'ont pas voté (taux de participation 8%).

En cas d'application des accords de Minsk, les électeurs de la DNR et de la LNR, respectivement 1,8 et 1,2 million redeviendraient de facto des électeurs ukrainiens. A ces réintégrés de force, se rajouteraient aussi les perdants de l'autre bord. C'est à dire les nationalistes durs (Svoboda, Pravyi Sektor, Parti Radical), soit 2,2 millions de voix. La fin du conflit représenterait pour Porochenko un handicap minimum de 5,2 millions d'électeurs, ce qui est loin d'être négligeable si on le compare au 9,9 millions de voix qui l'ont porté à la présidence.


Pietr Porenchenko a pleinement conscience que l'application des accords de Minsk signifierait sa non-réélection et un risque majeur de renversement de la fragile majorité pro-européenne.


Dans cette guerre civile qui ne dit pas son nom, les enjeux politiques ne sont pas qu’électoraux. Le Donbass est un formidable paravent aux réalités sociales et économiques du pays.Il sert avant tout à faire oublier au peuple ukrainien le diktat économique du FMI qui depuis 2008 entraîne leur paupérisation. Le prix du gaz a été augmenté de 584 % de 2006 à 2014. En 2011, l'âge de départ à la retraite a été reculé de 5 ans pour les femmes et de 2 ans pour les hommes. La durée de cotisation pour obtenir une pension pleine a été rallongée de 10 ans.

Fin 2013, le gouvernement Ianoukowitch pour stopper cette dégradation sociale décida de remplacer le financement du FMI par un prêt russe de 15 milliards de dollars. Cette tentative d'émancipation sera une des causes du renversement de Yanoukowitch. Deux jours plus tard, Arseni Iatsenouk, nouveau Premier Ministre demande une nouvelle aide au FMI, lui livrant ainsi son pays corps et âme. Pour satisfaire aux exigences de Washington, l'Ukraine doit équilibrer de manière drastique son budget, en diminuant ses dépenses et en augmentant ses recettes.

L'exemple le plus parlant de cette politique est le prix du gaz domestique. Depuis les événements du Maïdan son tarif a augmenté de 386 %. Les taxes ont aussi fortement augmenté, en 2016, l'impôt foncier a été élargi aux appartements de moins 120 m2, et il sera porté à 3% du salaire minimum en 2017.

Mais il n'y a pas que le FMI qui contraint le pays, l'EU n'est pas en reste. Par exemple pour entrer dans les critères de l'accord d'association, elle demande que le pays aligne ses taux d'accises sur les siens. Ceci implique par exemple une augmentation de 600% du prix des cigarettes, qui se fera par palier annuel de 30% à partir de 2017.

Toutes ces augmentations en centaine de pourcents, montre à quel point le pays est plus particulièrement les plus modestes de ses habitants sont fragilisés par les Diktats du FMI et de l'EU. En Ukraine la vraie lutte pour la survie n'est pas sur le front de l'ATO, mais dans le quotidien pour la moitié des habitants vivant sous le seuil de pauvreté. Pour le blogueur ukrainien Alexandre Radchuk, quatre ukrainiens sur cinq (80 %) vivent sous ce seuil !

Le salaire mensuel minimum a été porté le 1er janvier 2017 à 3200 Hryvnia (118 $), ce qui représente 3,8 $ par jour. Le seuil mondial de pauvreté absolue est fixé par la Banque Mondiale à 1,9 $ par jour. Ainsi un couple ukrainien avec un seul salaire se retrouve parmi les 2,8 milliards de pauvres absolus de la planète.

Maintenant, regardons dans les 3 principaux journaux ukrainiens, Ukraina Pravda, Sigodnia et Korrepondent, le poids médiatique de ces réformes fiscales scélérates par rapport à celui la guerre civile. Pour cela, le nombre d’occurrences des mots, « FMI », « tarif du gaz », « impôts », « retraites », a été comparé à celle de « DNR », « LNR », « invasion russe » et « Alexandre Zakhatchenko ». Pour le premier groupe, il a été trouvé 1392 liens et pour le second 4279. La crise du Donbass occupe donc trois fois plus d'espace médiatique que les réformes économiques.

Si les accords de Minsk venaient à être enfin appliqués, tout l'espace médiatique pris par le conflit serait alors vacant et immanquablement occupé par le vrai drame ukrainien : l'appauvrissement de sa population. La situation ne manquerait donc pas de devenir explosive pour le gouvernement.

Un autre problème majeur pour l'Ukraine dans l'application des accords de Minsk est le statut particulier à donner à la LNR et DNR. Dans les accords, le futur statut réel de ces dernières n'est pas précisé, seul le mot décentralisation est utilisé. Doit-on accorder un statut de république autonome, comme en bénéficiait la Crimée ? Cette solution pourrait satisfaire Kiev, mais rien n'empêcherait ensuite les députés de la DNR ou de la LNR de présenter à la Rada un projet de loi sur la fédéralisation. Et cela Kiev n'en veut pas, car les deux Républiques auraient alors une minorité de blocage sur la politique du pays. C'est pour cela que la locution « fil à la patte » est de plus en plus utilisé en Ukraine pour qualifier les Républiques auto-proclamées.

Si Kiev n'a pas l'intention d'appliquer les accords de Minsk, on peut se demander pourquoi les avoir signés ? La première raison est qu'en février 2014, la situation militaire était telle que Porochenko n'avait pas d'autre solution pour sauver sa maigre armée. La seconde, la signature des accords n'était pas contraignante et offrait à l'Ukraine du temps pour se mettre en situation de force. Pendant deux années de violations et de non-application, Kiev a eu le temps de renforcer, de former son armé. A ce jour, dix fois plus de troupes ukrainiennes se trouvent dans l'est du pays qu'au plus fort des combats de l'été 2014. Quelle est l'utilité d'un telle accumulation de force, puisque la reconquête du Donbass n'est pas souhaitable tant que le pays sera perfusé par le FMI ? Cette démonstration de force vise à trois objectifs. Le premier, est d'avoir les moyens militaires de contrôler les milices et bataillons ultranationalistes gravitant dans la zone d'ATO. Un exemple de leurs rôles préjudiciables pour Kiev est le blocus de la voie de chemin de fer permettant la livraison du charbon provenant de la DNR, allant conduire à des coupures d’électricité dans le pays. Le second, est d'avoir un moyen de pression sur l'Occident en faisant peser la menace d'une reprise de la guerre totale dans l'est du pays et d'un risque de réponse de la Russie. Ceci a été montré par la recrudescence massive des bombardements au début du mois (février 2017), qui ont entraîné un contact téléphonique entre P. Porochenko et Trump et au retour de la politique d'« Obama » vis à vis de l'Ukraine et de la Russie. Bien qu'en réalité, les échecs du nouveau Président américain en politique intérieure ont plus joué dans ce renversement de stratégie politique que l'odieux chantage de Kiev. Le troisième objectif, est d'être en position de force contrairement à février 2014 pour faire modifier ou annuler les accords de MinskII, qui incarnent la défaite militaire de l'Ukraine.

Laurent Courtois